- Les Micros-arrêts
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OEE
La Maintenance
d'amélioration
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     De petites défaillances auxquelles nous nous accoutumons, mais qui pèsent lourd dans les pertes... 
 
Par définition, les micros-arrêts correspondent à des arrêts de très courte durée dont le seuil maximum est le plus souvent fixé à cinq minutes. Ce seuil doit bien évidemment être adapté au process.

Ces arrêts représentent sur la quasi totalité des process la principale source de perte d'efficience. De par les multiples interventions qu'ils induisent sur les équipements, ils ont également un impact considérable sur les conditions de travail et notamment, sur le stress des opérateurs. De plus, l'augmentation des micros-arrêts sur une machine est très souvent synonyme d'altération de la qualité des produits fabriqués, d'une part à cause des arrêts et redémarrages répétitifs, d'autre part parce que cette augmentation est tout simplement le signe d'un mauvais état de la machine.

Analyse sur machine Constanta 2005 : (fichier .ppt 76 ko)
Conditions initales:
Saisie manuelle :  assez fastidieuse, elle n'est pratiquable que sur un nombre restreint de machines (ilot pilote) et sur une période limitée (1 à 4 semaines) qui doit simplement permettre de collecter une quantité significative de renseignements afin d'établir une "photographie" de la situation. Cette opération est utile pour déceler les dysfonctionnements les plus critiques du moment et entreprendre des actions ou développer un ou plusieurs kaizens. Bien évidemment, pour mesurer l'impact des améliorations réalisées, il est nécessaire de répéter avec le même protocole une nouvelle série de saisie manuelle.

Saisie automatique : avec un système de supervision, GPAO, GMAO ... qui enregisre en temps réel l'ensemble des données d'une machine : production, cadence, éjections, causes et temps d'arrêts etc. il est beaucoup plus simple et efficace d'établir une situation initiale, d'enclencher l'amélioration continue, puis de suivre en temps réel l'évolution des paramètres. A mesure de la réduction des dysfonctionnements, la période d'analyse peut être raccoucie jusqu'à une extraction quotidienne ou par équipe et être facilitée par un affichage informatique en ligne (borne interactive), avec des graphiques présentant clairement les résultats ==> réactivité optimale.

Voici un exemple d'analyse sur conditionneuse de sachets de thé CONSTANTA :

Données collectées par le pupitre de la machine et transmises à une base de données (Faco) :

  • Cadence
  • Quantité produite
  • Système de pesée et d'enregistement des boites éjectées
  • Capteurs détecteurs de dysfonctionnements (causes d'arrêts)
  • Certains capteurs commandent l'éjection de sachets non conformes
Un programme d'extraction permet d'en retirer le tableau suivant :
Ce tableau permet de voir, pour chacune des machines, quels sont les dysfonctionnements les plus pénalisants.
Relevé de la semaine 27 
Colonne de gauche : n° des machines
Lignes du haut : description et numéros des capteurs
Cases du tableau : nombre d'arrêt pour chaque machine et chaque capteur (dysfonctionnement)

Un seuil maxi et un seuil critique ont été fixés pour chaque dysfonctionnement
Cases jaunes: nombre d’arrêts trop important (seuil maxi dépassé)
Cases rouges: seuil critique dépassé -> action prioritaire à mener
Cases bleues: aucun arrêt détecté -> possible capteur H.S. Ou déréglé

Relevé semaine 27 complet avec graphiques (Fichier excel: 101 ko)

Les cases rouges de ce tableau doivent faire l'objet d'actions correctives immédiates. En fonction de l'état de la ligne, si le nombre de points critiques est trop important, il faut réviser les seuils maxi et critiques pour ne faire apparaître en rouge que les machines les plus pénalisantes dont le nombre peut être pris en charge par le personnel technique présent. 
L'ajustement de ces seuils doit suivre l'évolution du nombre de défaillances, qui normalement doit aller en s'améliorant à mesure de l'avancement des actions correctives et préventives. 

Suite de l'analyse

1°) Classification des arrets par leur durée moyenne (micros-arrêts ou pannes)
 

Étude premier trimestre 2004

Feuille de calcul
(fichier excel : 45ko)

2°) Classification des arrets par leur nombre
 

Étude premier trimestre 2004

   Le coût de ces arrêts se calcule en fonction du temps total qu'ils représentent. Soit

nombre x temps moyen

   Pour la suite de l'analyse, seul le nombre sera pris en considération car il présente  un classement des causes identique au temps total et une extraction / exploitation beaucoup simple.

3°) Exemples d'analyse des causes
 

Historique point 17 (manque boites vides)
(fichier excel : 15 ko)
Arbre des causes "manque boites vides"
(fichier power point : 19 ko)
Plusieurs groupes de travail ont développé des kaizens pour les principales causes d'arrêt avec de nombreuses mesures pour établir les situations initiales, se sont des objectifs, ont établi des plans d'action est mis en oeuvre de nombreuses solutions. Le graphique ci-dessous montre l'évolutiondu nombre d'arrêts entre en année 2003 et le deuxième semestre 2004.
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